12 septembre
Il vient vers moi, après l’atelier sur les migrations du forum social de Ouahigouya ; il se déplace en voiturette d’handicapé ; voilà ce qu’il me dit : "Mon père, il faut nous laisser partir ! Tu vois, si je n’avais pas eu mon oncle en Europe, jamais je n’aurais pu faire des études ; aujourd’hui, je serais un mendiant. Il faut nous laisser partir…".
Je suis ému, parce que c’est vrai. C’est vrai pour lui et c’est vrai pour une foule de jeunes qui attendent à chaque rentrée l’envoi d’argent qui vient de (...)